24.Râles

Publié le 1 Décembre 2012

Et la tawa dresse, comme autant de sépultures,

ces arbres atrophiés.

Ces arbres mutilés.

Leur seul crime étant d'avoir poussé là.

Et l'on vous rétorque: on a toujours fait comme ça.

Sans aucune autre forme de procès

Sans même une place pour plaidoyer

Que du parti pris.

Ne pas réfléchir, c'est tellement moins dur.

Voilà donc le summum de l'idiocratie

et puis ils s'étonnent que l'arbre meurt

étouffé par tant de rancœurs

L'abattront,

Et peut-être le remplaceront

la même essence bien sûr

La connerie à la vie dure

Rédigé par Jérôme Beauruelle

Publié dans #poème, #jerome beauruelle

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article